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Cosmétiques bio : plein fard sur la norme volontaire internationale

 

Crème hydratante, dentifrice, fond de teint… les produits cosmétiques estampillés « bio » et « naturels » fleurissent sur le marché. De quels types d’ingrédients doivent-ils être composés ? Qu’est-ce qu’un ingrédient naturel ou biologique ? Les réponses avec la première norme mondiale sur le sujet disponible depuis avril.

Crème hydratante, dentifrice, fond de teint, produits pour bébé… Les produits cosmétiques « bio » et « naturels » fleurissent sur le marché. En France, la réglementation définit un produit naturel comme composé à 95 % d’ingrédients provenant de la nature (c’est-à-dire d’origine minérale, végétale, animale)… Mais de quels types d’ingrédients s’agit-il précisément ?

Pour répondre à cette question, les professionnels de la cosmétique ont élaboré au niveau international une norme volontaire. Cette norme vient d’être publiée.

« Jusqu’à présent seuls des référentiels et labels privés traitaient de ce type d’ingrédients et plus largement des produits cosmétiques bio et naturels », explique Anne Dux, animatrice du groupe de travail AFNOR et directrice des affaires scientifiques et réglementaires, chargée des relations européennes à la fédération des entreprises de la beauté (FEBEA).

Ingrédients minéraux naturels, dérivés de matériaux minéraux, solvants utilisés, procédés chimiques et biologiques… La norme volontaire internationale AFNOR ISO 16128-1 fournit les lignes directrices relatives aux définitions applicables aux ingrédients cosmétiques naturels et biologiques.

« L’objectif de la norme est double : délivrer aux fabricants de produits cosmétiques des règles de l’art communes et à terme mieux informer les consommateurs. France, Japon, Brésil, Etats-Unis, Espagne… Des professionnels de près de quarante pays se sont mobilisés pour élaborer ce document de référence. Il facilite les échanges entre les industriels, les laboratoires, les organisations et les consommateurs», poursuit Anne Dux.

« Les discussions n’ont pas toujours été simples car certains ingrédients sont autorisés dans tel ou tel pays du monde et interdits dans d’autres. C’est le cas des ingrédients avec OGM (Organisme génétiquement modifié). Basée sur un consensus, la norme volontaire n’exclut pas ces ingrédients. Chaque pays doit donc également suivre la législation en vigueur au niveau national », précise Anne Dux.

La France sur le podium

En France, le secteur des produits cosmétiques a rapporté à lui seul en 2014 près de 10,8 milliards d’euros. Elle exporte l’équivalent de 5,46 milliards de produits vers l’Europe et 11,3 milliards vers le monde entier*. « La France est un des pays leaders en cosmétique. Il était essentiel que les professionnels participent aux travaux, défendent leur savoir-faire et apportent leur expertise. Ils ont proposé de nombreuses pistes de travail ainsi que des recommandations lors des travaux internationaux. La plupart ont été intégrées », se réjouit Anne Dux.

Pour les pays engagés, l’aventure continue. Une seconde partie de la norme est actuellement développée. « Elle délivrera la première méthodologie pour calculer la teneur « naturelle » et « biologique » des ingrédients utilisés pour concevoir les cosmétiques », conclut Anne Dux. Ce complément est attendu pour l’été 2017.

Sources : chiffres 2014 – fédération des entreprises de la beauté

Commandez la norme volontaire internationale AFNOR ISO 16128-1 « Lignes directrices relatives aux définitions techniques et aux critères applicables aux ingrédients et produits cosmétiques naturels et biologiques – Partie 1: Définitions des ingrédients »…

Rejoindre la commission de normalisation volontaire AFNOR sur les produits cosmétiques…

Photo : ©fotoknips /Shutterstock

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