Homéopathie : une qualification commune et des services harmonisés

Homéopathie : une qualification commune et des services harmonisés

Homéopathie : une qualification commune et des services harmonisés

Publiée fin 2016, la norme européenne EN 16872 délivre des critères en vue de garantir la qualité des soins homéopathiques délivrés par des médecins. Y compris sous l’angle de la formation.

Le saviez-vous ? Plus de la moitié des Français et près d’un quart des citoyens européens se soignent avec l’homéopathie. Mais cette spécialité reste une activité médicale pour laquelle la formation des professionnels et le service rendu au patient diffèrent d’un pays à l’autre.

« En France, l’exercice médical de l’homéopathie est reconnu par le Conseil de l’ordre des médecins comme étant une expertise particulière, explique le docteur Didier Deswarte, médecin homéopathe et membre de la commission AFNOR. Mais ce n’est pas le cas partout ».

Ainsi, dans certains pays à l’instar de l’Allemagne ou du Royaume-Uni, les homéopathes ne sont pas issus du corps médical. Dès lors, le Comité européen d’homéopathie (ECH) a exprimé le besoin de valoriser les soins homéopathiques exercés par des médecins, de les encadrer par des critères communs, et d’harmoniser la formation à cette discipline spécifique.

C’est ce qui a conduit, en 2013, l’Autriche à proposer au Comité européen de normalisation (CEN) de créer un comité technique afin d’encadrer ces prestations de soins. C’est ainsi qu’est née la norme volontaire européenne EN 16872. « Elle est avant tout un garde-fou pour éviter les abus. La sécurité du patient est en jeu. Il est donc important qu’il soit pris en charge et suivi par des médecins qualifiés ayant suivi un programme minimal d’enseignement accrédité par leurs pairs », poursuit le docteur Didier Deswarte.

Un programme d’enseignement commun

En l’occurrence, la norme européenne EN 16872 permet aux professionnels en activité et aux futurs praticiens de disposer de pratiques et de méthodologies communes, des codes déontologiques ou encore d’identifier les capacités et compétences pré-requises.

A l’heure actuelle, les médecins européens peuvent suivre deux types de formation pour acquérir une qualification en homéopathie. L’une pluraliste axée sur les grands problèmes généraux du patient, l’autre « uniciste » permettant de progresser dans l’individualisation du traitement du patient. Ce sont deux aspects pédagogiques différents et complémentaires.

« L’objectif de la norme européenne est, in fine, de garantir des services homéopathiques de haute qualité en Europe », conclut Catherine Protic, cheffe de projet AFNOR Normalisation et secrétaire de la commission AFNOR « Prestations de services en santé – Médecins homéopathes ».

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> En savoir plus sur la commission de normalisation AFNOR « Prestations de services en santé – Médecins homéopathes »…
© shutterstock/Patricia Chumillas



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