industrie du futur

Industrie du futur : la normalisation volontaire se met en marche

Le groupe de projet AFNOR sur l’industrie du futur a tenu sa toute première réunion le 12 juillet dernier. Les professionnels ont fait émerger des premières pistes de travail pour structurer cette thématique d’avenir en France, conformément aux souhaits du ministre de l’Economie.

Le 12 juillet 2016 se tenait la première réunion du groupe de projet AFNOR sur l’industrie du futur. Une structure entièrement nouvelle qui fait suite à la volonté du ministère, relayée dans la nouvelle stratégie française de normalisation 2016-2018, d’embarquer la normalisation dans cette thématique stratégique disposant de son propre plan d’action gouvernemental.

La normalisation volontaire est en effet une des solutions identifiées par le gouvernement, en tant qu’outil favorisant la compétitivité des entreprises et la pénétration des marchés. En avril 2016, lors d’un comité de pilotage du plan gouvernemental, le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique lui-même avait souligné la dimension stratégique de la normalisation volontaire pour le déploiement de l’industrie du Futur (lire notre article ici).

AFNOR a ainsi été missionnée pour mettre en place une organisation dédiée, en collaboration avec l’Alliance pour l’industrie du futur. C’est ainsi qu’est né le GIS (Groupement d’impulsion stratégique) « Industrie du futur ». Industriels, professionnels de la construction, des transports… Dans ce cadre, de nombreux acteurs participent ensemble à construire les solutions normatives, volontaires, de demain pour soutenir et développer l’industrie du futur et ses 9 axes de développement1.

Un nouveau président

Lors de leur première réunion, le 13 juillet, les membres du groupe ont décidé de concentrer leurs premiers efforts sur l’usine du futur (ou « smart factory »), thématique centrale de l’industrie du futur, avec l’objectif de fournir des propositions en septembre et en décembre 2016. Ils ont également nommé Antoine de Fleurieu, délégué général du Gimelec (groupement des industries de l’équipement électrique, du contrôle commande et des services associés) président du groupe de projet.

Parmi les autres sujets inscrits sur la feuille de route :

– la chaîne d’approvisionnement,

– l’économie circulaire (utilisation des matériaux recyclés),

– l’impact environnemental des nouveaux modes de production,

– l’efficacité énergétique.

Ces quatre sujets font partie des axes de travail2 recensés au travers d’une grande consultation qu’AFNOR avait lancée fin 2015 pour identifier les besoins et attentes des industriels (lire notre article ici). Des commissions de normalisation sont déjà créées pour travailler sur trois de ces neuf axes (fabrication additive, robotique, contrôles non destructifs). Elles sont autant de communautés ouvertes à toutes les parties intéressées. D’autres seront créées dans les prochains mois.

Vous êtes un professionnel dans les domaines de la production industrielle, de la logistique, de l’innovation, de la R&D ? Vous souhaitez rejoindre le groupe de projet AFNOR sur l’industrie du futur ou les futures commissions de normalisation ?  Contactez Nathalie Geslin, responsable développement AFNOR Normalisation.

> En savoir plus sur l’Alliance pour l’industrie du futur…

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La ville durable, les nouvelles ressources, une alimentaire saine, sûre et durable, la médecine du futur, l’économie de données, les objets intelligents, la confiance numérique, la mobilité économique et les transports de demain.

2 La place de l’Homme, les contrôles non destructifs, la mise en œuvre d’une chaîne numérique de production, la fabrication additive, les économies d’énergie, l’économie circulaire, la robotique, les nouveaux matériaux, la logistique.

Image : ©Praphan Jampala/Shutterstock



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