Médiation sociale : une première norme volontaire française pose le cadre

Médiation sociale : une première norme volontaire française pose le cadre

Le métier de médiateur social ne disposait jusqu’à présent d’aucun cadre de référence. C’est aujourd’hui chose faite avec la publication de la première norme volontaire de référence nationale. Une porte ouverte vers la reconnaissance professionnelle.

Présence de proximité, gestion des conflits, dialogue entre habitants et institutions… Depuis les années 1980, la médiation sociale couvre un ensemble d’actions destinées à améliorer la vie des résidents d’un quartier et à favoriser la cohésion sociale. En quelques années, les fonctions liées à la médiation sociale se sont développées et s’étendent à des secteurs comme le travail, la santé, les transports ou encore l’éducation. La médiation sociale compte aujourd’hui environ 12 000 emplois dont 4 000 postes adultes-relais[1].

Mais malgré ce développement florissant, les médiateurs sociaux souffrent d’un manque de reconnaissance professionnelle. Même si la médiation sociale a fait l’objet de réflexions, notamment sur sa définition, il n’y avait jusqu’à présent aucun document de référence pour encadrer ce métier et délivrer des lignes directrices communes. Pour répondre à ce manque, des professionnels du domaine se sont mobilisés et ont élaboré ensemble la première norme volontaire française XP X 60-600, sous l’égide d’AFNOR.

L’État parmi les parties prenantes

Le projet a vu le jour en juin 2015 au sein de la commission de normalisation AFNOR « Médiation sociale », structure dont le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) et le Secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR) ont assuré la présidence. Ensemble, ces acteurs ont défini des exigences et lignes directrices sur le métier de médiateur, sa mise en œuvre, son organisation, le suivi des activités.

Fruit d’un an de travail, la norme fournit un cadre déontologique, des modalités d’intervention de la médiation sociale et les dispositions d’organisation. En annexe, elle clarifie le processus de la médiation sociale. Comme le précise la norme elle-même et Fatma Bensalem, la cheffe de projet qui a animé la commission de normalisation chez AFNOR, « il s’agit d’offrir une série de points de repères aux intervenants pour guider leurs pratiques, aux médiateurs eux-mêmes, mais aussi à leurs employeurs et aux pouvoirs publics ».

Un mode d’emploi qui était très attendu, à en juger par l’affluence observée le 13 décembre dernier au CGET lors d’une après-midi de présentation du texte. Muriel Domenach, secrétaire générale du CIPDR, est venue saluer « cette étape importante dans la reconnaissance du métier de médiateur social », et Sébastien Jallet, commissaire général délégué à l’égalité des territoires et directeur de la ville et de la cohésion urbaine, le « gage de crédibilisation » que cette norme représente.

[1] L’adulte-relais assure des missions de médiation sociale et culturelle de proximité, dans le cadre d’un contrat d’insertion (source : service-public.fr)

> Commander la norme XP X60-600 « Cadre du métier de médiation sociale – Qualité des activités de médiation sociale – Lignes directrices »… 
> En savoir plus sur la commission de normalisation AFNOR « Médiation sociale »…

Légende photo © Shutterstock/Trueffelpix



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