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Montres-bracelets : la norme volontaire mise à l’heure

La norme d’application volontaire internationale ISO 1413 est disponible dans une nouvelle version depuis le 8 juillet. Outil de référence pour les fabricants, elle spécifie les exigences minimales et méthodes d’essais pour vérifier la résistance aux chocs des montres-bracelets.

Portée au quotidien, la montre-bracelet est soumise à différents types de chocs. Glace brisée, bracelet endommagé ou rompu, défaut de fonctionnement, ce petit bijou doit faire preuve d’une grande résistance, et cela, sur toutes les coutures.

Pour évaluer au mieux cet aspect, les fabricants procèdent à des essais de résistance aux chocs. Quels sont-ils ? Quelle est la marche à suivre ? La norme ISO 1413 les accompagne : « Les exigences minimales et essentielles pour tester la résistance aux chocs d’une montre-bracelet sont définies par cette norme volontaire », explique Jean-Marc Feuvrier du Cetehor, département technique du Comité Francéclat* et membre de la commission de normalisation « horlogerie » du BNHBJO, le bureau de normalisation sectoriel opérant par délégation d’AFNOR.

Grâce à ces essais, les fabricants identifient le type d’endommagement engendré sur l’habillage de la montre et vérifient si la montre fonctionne correctement ou non. Il est ainsi possible de déterminer les points  de l’objet à améliorer.

Publiée il y a plus de quinze ans, cette norme volontaire vient d’être révisée.

Des méthodes à l’heure

Deux méthodes d’essai sont proposées pour tester la résistance d’une montre-bracelet : le test du « mouton-pendule » et le test de la chute libre.

Nouveau venu par rapport à la précédente édition de la norme volontaire, le test de la chute libre est basé, comme le test au mouton-pendule, sur une simulation du choc reçu par la montre lors d’une chute accidentelle d’une hauteur de 1 mètre sur une surface horizontale en bois.

« Alors que le test au mouton-pendule permet de s’assurer que la montre fonctionne toujours correctement après une telle chute, le test de chute libre permet de vérifier la bonne tenue du bracelet et de son assemblage avec la tête de montre. Cela apporte une réponse directe quant à la performance et la durabilité du produit et ainsi, donne des pistes d’amélioration quant à sa résistance aux chocs », précise Jean-Marc Feuvrier.

Le test du « mouton-pendule » consiste à venir frapper différents endroits de la montre avec un sabot. La norme volontaire décrit le test qui se déroule en trois chocs :

« Le premier choc est porté sur la carrure (endroit situé à 9 heures), le second sur la glace, le troisième (entièrement nouveau) contre la couronne de la montre. Après ces chocs importants, on vérifie que la montre fonctionne correctement. La norme distingue les défauts où’ l’utilisateur peut remettre à l’heure sa montre seul, sans faire appel à un spécialiste, des défauts nécessitant l’intervention d’un professionnel ».

Des bijoux et des montres normalisés

Spécialiste des activités de normalisation volontaire en horlogerie et en bijouterie, le BNHBJO anime deux commissions françaises sur ces thématiques, par délégation d’AFNOR. Les professionnels français réunis dans ces commissions élaborent les normes volontaires françaises et participent aux travaux européens et internationaux. La France assure la présidence et le secrétariat des deux sous-comités internationaux en horlogerie.

Actuellement, le BNHBJO mène différents projets de front : « L’un de nos projets porte sur une méthode d’évaluation des montres en matériau dur », présente Edwige Soton, responsable du BNHBJO. « Nous travaillons également avec les professionnels du secteur sur des normes volontaires sur le traitement antireflet des verres de montre, les montres de plongée, les montres résistantes au magnétisme, les métaux précieux utilisés pour la bijouterie (les alliages d’or, d’argent, de platine)… »

> Commandez la norme volontaire NF ISO 1413 « Horlogerie – Montres-bracelets résistant aux chocs »…

> En savoir plus sur la commission de normalisation « Horlogerie » du BNHBJO…

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* (Comité Professionnel de Développement de l’Horlogerie, de la Bijouterie, de la Joaillerie, de l’Orfèvrerie et des Arts de la Table)

 

Image : ©Carlos andre Santos /Shutterstock



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