Sûreté de fonctionnement des systèmes

Sûreté de fonctionnement des systèmes : soutenez les initiatives françaises

La sûreté de fonctionnement regroupe l’ensemble des activités déployées pour produire des systèmes fiables, maintenables, disponibles et sûrs. La commission AFNOR recherche activement des professionnels, tous secteurs d’activité confondus, pour porter des projets de normes françaises au niveau international. Faites-vous connaître !

Depuis plusieurs années, des normes volontaires françaises permettent à tous les professionnels d’assurer une sûreté de fonctionnement optimale. Incontournable dans le monde industriel, la sûreté de fonctionnement regroupe l’ensemble des activités destinées à produire des systèmes fiables, maintenables, disponibles et sûrs. Son objectif premier : prédire les pannes et les risques.

Dans ce domaine, la collecte et l’exploitation du retour d’expérience (ou REX) sont fondamentales. Un REX permet de mesurer et d’améliorer la fiabilité et la maintenabilité opérationnelle des équipements. Seul le REX peut permettre de vérifier la pertinence des modèles de prévision de fiabilité.

« Les retours d’expérience permettent d’enregistrer les phénomènes de défaillance que constatent  les professionnels sur le terrain. Grâce à ces données, il est possible d’analyser ce qui s’est passé et de trouver l’origine du problème », explique Michel Giraudeau, expert en sûreté de fonctionnement au sein du domaine soutien et service client de Thales, et président de la commission AFNOR Sûreté de fonctionnement CN UF 56 (miroir du TC IEC 56).

Mais à ce jour, il n’existe aucune procédure commune pour collecter et exploiter ces REX, définir les activités à mener, données à enregistrer et à traiter, méthodologies… elles sont hétérogènes d’une organisation à une autre. Il fallait faire quelque chose pour disposer de bonnes pratiques communes.

« Nous avons donc décidé de rédiger ensemble, au sein de la commission AFNOR, le premier document de référence pour disposer de méthodes et modèles communs de collecte et d’exploitation des données. Un tel document de référence serait ainsi susceptible d’être cité dans les contrats de maintenance », poursuit Michel Giraudeau.

Ce projet en cours de développement pourrait, par la suite, faire l’objet d’une proposition de normalisation au niveau international, en l’occurrence à la Commission électrotechnique internationale (IEC).

La commission AFNOR appelle tous les professionnels et acteurs de la sûreté de fonctionnement à participer à ces travaux.

Calcul de fiabilité prévisionnelle

Toujours dans le domaine de la sûreté de fonctionnement, AFNOR s’attelle à un autre projet : enrichir son tour de table d’experts en calcul de fiabilité prévisionnelle pour les systèmes à base de composants électroniques (méthodologie FIDES), afin de porter leurs travaux au niveau international (IEC).

La France met à jour actuellement la méthodologie de calcul dont certains membres de la commission nationale sont les co-concepteurs (document UTE C 80-811 publié en 2011). «  Cette méthode unique donne des prévisions très réalistes, nous la maîtrisons et avons des outils performances associés. Il reste encore à obtenir une reconnaissance normative volontaire internationale qui favoriserait son emploi sur les marchés à l’export », précise Michel Giraudeau.

Le projet a donc été récemment proposé au niveau international (IEC). « Sur 21 pays votants, 13 veulent démarrer le projet. Nous lançons un appel aux experts internationaux de pays différents pour que le processus se poursuive, déclare Michel Giraudeau.

Et si vous étiez un de ces experts manquants, ou que vous le connaissiez ? Contactez dès à présent Alioune Cissé (alioune.cisse@afnor.org), chef de projet AFNOR Normalisation et secrétaire de la commission AFNOR UF 56.

> Rejoignez la commission AFNOR « Sûreté de fonctionnement »…

Image : ©Suwin / Shutterstock[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]



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