Voilà dix ans que les pôles de compétitivité concilient innovation et normalisation

Vendredi 4 mars, le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, a célébré les dix ans des pôles de compétitivité. Et souligné que ceux-ci étaient acteurs assidus de la normalisation, en tant qu’accompagnateurs privilégiés des entreprises innovantes. Vive le « droit souple » !

Vendredi 4 mars, le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, a ouvert un événement organisé à Bercy sur le thème des dix ans des pôles de compétitivité. Accompagné de son collègue Jean-Michel Baylet, ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, le ministre a cité la normalisation parmi les thématiques phares que ces pôles, aujourd’hui au nombre de 71, se sont appropriées au cours de ces dix années.

« Les pôles de compétitivité sont devenus des acteurs de premier plan dans l’accompagnement des entreprises. Depuis 2005, ils ont réalisé 1 000 actions de formation et de développement des compétences en direction des entreprises membres ; ils ont accompagné les PME, les ETI, individuellement et collectivement sur des thématiques très générales mais essentielles : la propriété industrielle, l’intelligence économique et la sécurité, la normalisation, la qualité et l’amélioration des processus de production ; beaucoup de domaines fondamentaux pour lesquels la loi n’est pas la réponse, le pilotage central n’est pas la solution, et qui suppose précisément un accompagnement sur le terrain au plus près des politiques industrielles pratiques, des territoires et des acteurs eux-mêmes », a ainsi déclaré le ministre.

LE PRINCIPE DU VOLONTARIAT

Innovation et normalisation sont, en effet, intimement liées. Un produit, un procédé, un système nouveau a besoin de normes volontaires pour que les acteurs économiques qui souhaitent le déployer parlent le même langage. D’autant que ce sont ces mêmes acteurs économiques qui « fabriquent » les normes, autour d’une même table, dans un esprit de consensus. Ainsi, en lien avec la DGE (Direction Générale des Entreprises), l’une des directions centrales de Bercy, AFNOR cherche à favoriser l’utilisation de la normalisation comme outil efficace de veille technologique et de transfert de la recherche vers l’industrie.

Dans cet esprit, AFNOR œuvre pour diffuser la connaissance et l’appropriation de la normalisation par les principaux acteurs impliqués. Cela passe par des actions de sensibilisation, notamment auprès des pôles de compétitivité, pour positionner la normalisation comme un outil crédible et durable de diffusion de l’innovation, facilitant l’accès aux marchés. Et cela, en gardant à l’esprit, comme le souligne Emmanuel Macron, que la normalisation est à privilégier comme outil du « droit souple », la réglementation n’étant « pas la réponse » lorsqu’il s’agit de déployer des politiques industrielles en mobilisant un maximum d’acteurs en région.

> Des pôles de compétitivité témoignent en vidéo…



Pour suivre les normes volontaires

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