USINE DU FUTUR

Description de la thématique et de ses enjeux :

« L’Usine du Futur est un concept générique qui correspond à une prise de conscience générale de l’impor­tance de l’industrie manufacturière dans la richesse nationale. L’Usine du Futur est une réponse à plusieurs transitions simultanées : énergétique, écologique, numérique, organisationnelle et sociétale. Chacune de ces transitions fait appel à de nombreuses nouvelles technologies ou modes d’organisation arrivant à maturité, en cours de développement ou à concevoir. Il s’agit d’accompagner les entreprises dans la transformation de leurs modèles d’affaires, de leurs organisations, de leurs modes de conception et de commercialisation, dans un monde où les outils numériques font tomber la cloison entre industrie et services.

Le nouveau modèle d’usine est pensé pour prendre en compte son écosystème et répondre aux nouveaux besoins sociétaux :

  • une usine innovante, compétitive, performante, sûre et attractive ;
  • une usine tournée vers les besoins et attentes de ses clients, capable de garantir la qualité et la traçabilité des produits et de fournir des solutions complètes avec les services associés ;
  • une usine en réseau avec ses fournisseurs et ses clients, capable de recomposer facilement sa chaîne de valeur pour s’adapter aux évolutions du marché et des technologies ;
  • une usine agile, disposant de modes de production flexibles et d’outils de production reconfigurables, mis au point en les simulant et en les optimisant en mode virtuel, capable de fournir des produits et services individualisés, durables à des prix compétitifs, en petites et moyennes quantités ;
  • une usine propre, silencieuse, impliquée dans son écosystème industriel, économe en matières premières et en énergie ;
  • une usine qui affranchit, grâce à l’automatisation et la robotique collaborative, l’homme des tâches pénibles ou répétitives pour mettre ses fonctions cognitives au service de la qualité, de l’innovation et du déploiement du changement agile ;
  • une usine qui tire parti des apports de l’Internet des objets et du cloud qui permet de piloter la production à partir des objets eux-mêmes, et d’assurer une traçabilité précise des opérations*. »

 

Éléments de stratégie des parties prenantes françaises :

Le concept d’Usine du Futur connaît des développements dans de nombreux pays (Usine 4.0 en Allemagne, Smart Factory, etc.).

En France, il fait l’objet d’une attention particulière au sein du projet Industrie du Futur – les neuf solutions industrielles. Le projet est piloté par l’association Alliance pour l’Industrie du Futur.

Onze thématiques sur lesquelles travailler en priorité, ont été identifiées et retenues : la chaîne numérique de production, l’intégration de la chaîne de contrôle non destructif à la chaîne de production, les nouveaux procédés de fabrication agiles – telle que la fabrication additive -, la robotique industrielle et transitique, la cobotique, la réalité augmentée, l’efficacité énergétique et l’empreinte environnementale des entre­prises, l’utilisation de matériaux composites et de nouveaux matériaux, l’économie circulaire, dont récu­pération et réutilisation de matériaux, l’organisation, l’ordonnancement et la logistique, l’interface homme/machine.

 

Objectifs à atteindre et analyse des objectifs d’influence :

Les besoins en normalisation seront identifiés pour ces onze sujets : besoin d’un langage commun, d’outils de mesure, d’outils méthodologiques, de transferts de technologie, de qualification du person­nel et de service associé, etc. Une stratégie volontariste en la matière pourra ainsi être établie.

Pour les thématiques faisant l’objet de travaux, il s’agira de recueillir des informations sur l’environ­nement normatif : identifier les principaux acteurs industriels, leurs enjeux et leurs besoins. Bien identifier les responsabilités des parties prenantes françaises à l’international et les travaux de norma­lisation volontaire qui permettent de développer la thématique. Étudier et, le cas échéant, préparer la proposition de nouveaux sujets ou de création d’un nouveau comité technique.

Amplifier la présence d’experts et rechercher des alliances si nécessaire.

 

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