Un guide AFNOR pour faciliter l’audit énergétique dans les transports

Un guide AFNOR pour faciliter l’audit énergétique dans les transports

audit énergétique

La deuxième édition de l’audit énergétique quadriennal demandé aux entreprises de plus de 250 salariés tombe cette année. AFNOR publie un guide pratique pour le déployer sur des activités de transport.

Vous exercez dans une entreprise de plus de 250 personnes qui affiche un chiffre d’affaires annuel supérieur à 50 M€ ou bien un bilan annuel supérieur à 43 M€ ? Sauf si vous êtes certifié ISO 50001, vous devez faire l’audit énergétique réglementaire. Mais vous le saviez déjà : en France, la réglementation qui transpose la directive européenne édictant cette mesure donnait un premier rendez-vous à fin 2015. Mais comme cet audit doit être refait tous les quatre ans, votre prochain rendez-vous est fin 2019.

Comment s’y prendre pour mener cet audit, tant en interne qu’en passant par un organisme tiers indépendant ? La réponse tient dans une norme : la norme volontaire NF EN 16247. Ce texte se subdivise en plusieurs parties, dédiées à chaque grand poste de consommation d’énergie : bâtiments (NF EN 16247-2), procédés (NF EN 16247-3), transports (NF EN 16247-4). Or, jusqu’à présent, les entreprises dans lesquelles le transport pèse plus de 20 % de la consommation d’énergie, mais qui ne sont pas pour autant des entreprises de transport, avaient du mal à appréhender l’exercice. AFNOR a donc publié un guide, référencé XP X30-123, à utiliser comme mode d’emploi par les auditeurs sollicités pour auditer ces activités-là.

XP X30-123 : une notice pratique

Passer en revue la consommation d’énergie occasionnée par une activité de transport est une formalité les entreprises dont cette activité est le métier, qu’il s’agisse de transport routier, ferroviaire, maritime ou aérien. En effet, elles travaillent en permanence à réduire leur consommation, la facture énergétique représentant jusqu’à la moitié des charges, par exemple en optimisant le taux de charge des véhicules, en évitant de rouler à vide, en suivant des itinéraires les plus courts possible. Le texte initial de la norme NF EN 16247-4 a d’ailleurs été rédigé par un groupe d’experts spécialisés dans le transport de fret ou de personnes… Mais peut-être trop spécialisés ! « Nous nous sommes aperçus que la plupart des entreprises consommant de l’énergie pour du transport ne rentraient pas dans ce schéma, rapporte en effet Gaëtan Collin, directeur général du bureau d’études Greenbirdie et animateur du groupe d’experts d’AFNOR Normalisation qui a co-écrit le guide. Elles sont concernées par l’audit parce qu’elles possèdent, par exemple, une flotte de véhicules de service ou de fonction. Mais pour un auditeur, il est difficile, à l’issue de l’audit, de leur recommander d’augmenter le nombre de personnes par véhicule, de modifier les trajets domicile-travail… Les critères de la norme n’étaient pas pertinents. »

Le guide XP X30-123 donne des réponses sur ce point, donnant à l’auditeur un mode d’emploi pour bien accompagner l’organisme dans la mise en œuvre d’un plan d’actions d’efficacité énergétique. « Il donne des définitions précises, permettant à tous de parler le même langage. Il aide à déterminer les objectifs et les cibles à atteindre, présente des exemples de plans de rapport et de fiches de préconisations », apprécie Gérald Lalevée, ingénieur au service Transports et Mobilité de l’ADEME et membre du groupe d’experts Audit et calculs.

XP X30-123 : un tremplin pour dérouler un plan d’actions

L’auditeur y trouvera aussi un tableau utile pour lister les données énergétiques à collecter et échantillonner les consommations liées aux différents usages. « Il offre des pistes pour aller chercher la bonne information au bon endroit, résume Gaëtan Collin, et donne des exemples valables pour toutes les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité. » L’analyse des données permet ensuite de calculer des indicateurs de performance énergétique, d’élaborer un panel de solutions d’amélioration (avec calcul des coûts associés et des gains attendus) et de dérouler un plan d’actions. Quatre axes sont particulièrement examinés : la technologie des véhicules, le comportement des conducteurs, leur consommation et l’organisation des transports. « Une méthodologie qui s’inspire de notre programme ‘Objectif CO2, les transporteurs s‘engagent’ », note Gérald Lalevée, à l’ADEME.

Le guide est d’autant plus précieux que les entreprises n’ont pas toujours conscience des économies qu’elles peuvent réaliser grâce à l’audit énergétique. « Très souvent, la comptabilité produit une facture annuelle de carburants pour l’ensemble de la flotte, mais beaucoup plus rarement par véhicule et par conducteur. L’audit est l’occasion de rationaliser la gestion de leur flotte, en mettant en place, par exemple, un système de télématique embarquée enregistrant les déplacements et les consommations de chaque véhicule », conclut Gaëtan Collin.

Les sept étapes d’un audit énergétique :

  1. Contact préliminaire
  2. Réunion de démarrage
  3. Recueil des données
  4. Travail sur place
  5. Analyse
  6. Rapport
  7. Réunion de clôture

> Commander le guide AFNOR XP X30-123…

© Getty Images/Alistair Berg



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